J’écris. De la poésie.

Depuis un mois, je n’ai rien écris sur le blog. Il n’est pas laissé à l’abandon, il sommeille simplement. Je le redis mais ce blog est considéré comme un carnet interactif dans lequel je pose certaines choses et en masquent d’autres toujours dans la quête d’un sens, la quête de bien vivre. Pas de bonheur, seulement un besoin vital. Plusieurs articles sont en cours de rédaction mais avec le travail, j’ai plus de mal à trouver du temps. Enfin, les vacances sont passées, paradoxalement, elles sont synonymes de travail acharné puisque, étant animatrice, je m’occupe d’enfants dans un centre social. Moyen énorme, efficace, poétique, impuissant de trouver l’inspiration, de réfléchir sur le monde. Ainsi, ces deux semaines, j’ai pu emprunter des feuilles blanches pour encrer des poèmes. Je grandis, je le sens. Et mes goûts littéraires s’élargissent. Je ne me contente plus de romans, mes méthodes (mauvais mot) se modifient, d’une unique lecture je suis passée à plusieurs. Et de la poésie. J’ai bien envie de vous en partager. Voyez cela comme un moment de paix, très court, certes, mais intense, je le désire.

 

 

Tombent, tombent, les mèches sur les fronts des princesses, des guerrières, des épouses, des pécheresses, des divines, des belles, des sublimes, des moches, des femmes.

Chevelures des anges féminins, ocres, auburn, ébène. Flavescent ou érubescent, de noir opaque comme la nuit ou lumineux d’un soleil boisé. Senteur acre, saveur d’Orient. Bouclé ou lisse.

Elles gardent cette foret de luxure, cette séduction fière sur leur crâne, masquent leur intelligence sous une mer de poils courts, longs, des vagues sacrées. Parfois, elles les maquillent d’une perruque, alourdissent déjà la tentation en essayant vainement de la détruire. Un voile aussi, objet d’oppression, cadrant, encadrant, aveuglant la face. Encore, ce sont les yeux qui se troublent sous les barreaux d’un habit terrible.

Elles les coupent aussi. Pour affiner leurs joues, pour paraître. Non pour être.

Par là, elles changent, se métamorphosent, leurs faciès pareils à des rubis taillés, dressés, effacé la sauvagerie de cette féminilité, sagement apprivoisé pour être docile, délicate

2 Comments

  1. yann Pbd

    mars 2, 2019 at 11:07

    Très agréable à lire. Merci.

  2. Ada

    mars 2, 2019 at 12:00

    Si tous les poèmes pouvaient être comme ça… Tu sais que je suis réfractaire à la poésie, mais là, j’ai trouvé ça très beau, bravo.

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