Code de la route #TAG

Profitant de ce temps estival et de mes derniers jours de repos avant la reprise du travail, j’ai perdu ma page noircie de lettre, je ne sais pas quoi écrire et je n’ai pas envie de rédiger des articles trop lourds. Flemmingite aigué donc, pour pallier ce manque d’investissement j’ai pris dans ma grosse sacoche nommée inspiration un des nombreux tags que j’avais sauvegardé. Ces questions me permettent d’instaurer une intimité entre mes lecteurs et mon espace intérieur pour mieux me révéler et que vous puissiez me connaître. Cette introduction m’exaspère, j’ai l’impression que j’emploie beaucoup trop de mots pédants qui n’ont rien à voir avec moi, je m’excuse, l’amour des phrases alambiquées me guette encore, c’est pourquoi j’ai souhaité me perdre dans le code la route littéraire !


Parking : combien de livres as-tu dans ta PAL ?

Moi et ma PAL c’est une vaste histoire, si vaste qu’elle prend possession de deux grandes étagères dans mon appartement. Ce n’est guère pour me déplaire puisque ma PAL peut s’apparenter à une énorme fleur à trois cents têtes, trois cents titres (le compte est mauvais puisque je me refuse à compter). Elle est grande, s’arrose d’autre bouquin qui arrivent chaque mois, reposent sereinement en attente de mes coups de crayons, de stylo entre leur ligne. Ces livres que je n’ai pas encore lus me sont nécessaires, ils me rassurent, grâce à eux, je sais qu’il me restera de nombreuses histoires à découvrir, que je touche sans les dévorer pour le moment. Je me déculpabilise totalement face à cette terreur que certain.e.s éprouvent face à cette montagne gigantesque. Contrairement à d’autre, je trouve cette notion de PAL très positive puisqu’elle sera toujours près de moi, consolatrice.


Limitation de vitesse : quelle limitation donnes-tu à ta PAL ?

Parce que c’est obligatoire de limiter ma PAL ? Aucune limitation si ce n’est une notion d’espace. Je ne peux pas me laisser envahir par les livres, dans le sens où j’ai quand même besoin de marcher sur un sol non encombré par les pages.

blog 2
Malcolm T. Liepke

Route prioritaire : quel livre est ta prochaine priorité ?

Je suis tombée amoureuse de Mary Shelley, ce film dans lequel joue la talentueuse Elle Fanning, beauté botticellienne et jeune féministe. Naturellement, ma prochaine lecture sera ce voyage à travers ce fantastique et lugubre roman de Frankenstein, certaine que beaucoup de détails et de références se cachaient en filigrane dans le film, j’aimerai pouvoir m’y attacher encore plus, collée à cette esthétique enivrante, gothique que j’aime tant. Frankenstein donc, puisque le mois de septembre apportera bientôt les feuilles de bronze chutant sur le trottoir, la fraicheur de l’automne et ses fêtes ancestrales accueillant ses morts.


Réservé aux camions : quel pavé liras-tu prochainement ?

J’en ai plusieurs dans ma Pal mais celui qui me vient en tête et que je lirai cette année sera Le choix de Sophie de William STYRON dont je ne connais pas l’histoire et tant mieux. Un pavé se déguste sans rien en imaginer au risque d’être déçue.


Réservé au bus : un livre que tu réserves à une période spéciale ?

J’essaie de me faire des minis PALs destinées à certaines périodes de l’année mais sans résultats possibles. Ma spontanéité et mes envies subites me rattrapent, je lis dans le présent et non pas dans le futur, ce que je programme ne sera pas lu à la période voulue.


Stop : un livre que tu as abandonné ?

Je suis sur le point d’abandonner L’art de la joie de Goliarda Sapienza, il me devient lourd et obligatoire, je me sens presque fautive de dire cela de ce livre. Je sais qu’il est passionnant, intéressant, déplie des idées en avance sur son temps, féministes et éducatives, malheureusement, je ne m’accroche pas amoureusement à la forme, j’y vois de nombreux échos au théâtre cependant je perds mes repères, pire, je m’ennuie. Je le lirai jusqu’à la toute fin. Celui que je n’ai pu suivre jusqu’au bout c’est Ada ou l’ardeur de Nabokov et Le nom de la rose d’Umberto Ecco, tous deux ne parlant plus aux lecteurs puisqu’ils déploient des termes et des notions trop dures pour bien les cerner. Je ne possède peut-être pas la patience nécessaire à ce genre d’ouvrage, ou ils ne partagent pas mes valeurs de lectrice : celle d’instaurer un contact, au meilleur un dialogue entre les deux partis. L’écrivain n’écrit plus pour lui, il écrit pour son lectorat. Quand les livres se montrent réfractaire à cette discussion et s’enferment dans un monde trop interne, je me sens immensément frustrée.

blog 3
Anne Slacik

Issue de secours : un livre que tu as arrêté mais que tu vas reprendre pendant une autre période ?

Claudine à l’école m’a donné du mal, je l’ai arrêté à son milieu mais je vais certainement le reprendre lorsque j’aurai vu le film Colette au mois de Septembre.


Sens interdit : quel genre de livre ne t’attire pas particulièrement ?

Les YA ne m’intéressent plus du tout. J’en lisais énormément lors de mon adolescence, ce sont même eux qui m’ont appris à m’immerger dans une intrigue, à imaginer plusieurs mondes, plusieurs personnages, à vouloir les faire vivre dans des situations dynamiques et transcendantes. Mais j’ai grandi et si je relis un YA je pense que j’en ferai des sueurs froides à cause de beaucoup de lieux communs se répétant de livres en livres et des clichés comme la jeune fille sous le joug de la beauté masculine, comme si la fille n’existait que pour admirer les pectoraux d’un beau garçon. Je refuse ces idées véhiculées.


Feu vert : à quel genre de livre donneras-tu ta chance cette année ?

Je me pencherai un peu plus sur l’héroic fantasy je pense, j’ai dans ma PAL, le premier tome des Salauds Gentilhommes. Je n’en lis que très peu car j’aime les voyages intensifs rares et conséquents.


Feu tricolore : un livre qui t’a fait passer par plusieurs émotions ?

Ruby de Cynthia Bond, ce livre, je ne désirais pas le lire. De nombreux préjugés m’égaraient l’esprit mais ayant discuté avec un gentil libraire, je l’ai acheté (il avait réussi à effacer toutes les idées négatives). Je suis passée par la fureur, la tristesse, l’espoir aussi, beaucoup énormément d’espoir, comme l’oiseau collé en ton cœur qui te rassure, te console. J’ai eu un coup de foudre esthétique et spirituel.


Rond point : un livre qui t’a fait tourner en rond ?

Généralement j’abandonne un livre qui ne sait pas où il va, un peu brouillon, parfois commercial sans substance. Je pense à Tout n’est pas perdu de Wendy Walker. Je n’ai pas aimé le narrateur, pédant, vantard, faux, les mots pleuvaient dans un style fluide sans pour autant convier le lecteur à une recherche de l’intrigue, à se sentir impliquer.

blog 4
Felipe Alonso

Route à double-sens : un livre que tu as aimé et détesté à la fois ?

Symboliquement, je choisirai la saga Twilight de Stephenie Meyer; premier roman que j’ai dévoré à l’âge de mes 15 ans, celui qui m’a ouvert à la littérature. Après celui là je n’ai plus lâché un seul livre, j’en emportais toujours un avec moi, même deux ou trois, ne sait-on jamais. J’ai même marché pendant un long moment dans la rue en lisant (j’ai développé des capacités à éviter tout danger lorsque je traversais). Twilight, ce fut un peu mon antre, mon obsession, mes rêves avant de poursuivre avec d’autres romans. Maintenant je me rends compte qu’il développe des idées dangereuses (je n’adhère pas à l’idéologie des mormons). Plus intimement je citerai Lolita de Nabokov, celui là une douce haine m’empli agrémentée d’amour fou. Haine pour la culture du viol. Amour pour la poésie qui se détache de chaque phrase.


Hôtel : quel livre t’a volé ton sommeil ?

Généralement ce sont des thrillers qui m’enlèvent mon sommeil (je triche un peu lorsque je suis trop fatiguée, je lis le dernier chapitre avant la fin). Je prendrais cette question au sens symbolique, un livre qui me vole toutes mes réflexions agglomérées, ne dépendant pas de la lecture. La maison dans laquelle fut une de ces expériences où j’en suis ressortie chamboulée, comme si je n’avais plus dormi. J’ai mis un mois à le terminer, imaginez un peu une personne ayant pour émotion le fait de n’avoir pu dormir pendant un mois. Une gueule de bois transcendante.


Monument historique : le livre qui est pour toi un monument (une pépite de ta bibliothèque) ?

Une vraie prouesse stylistique et romantique, émotionnelle et empathique ; Confession d’un enfant du siècle de Musset que je relirai encore et encore, pour plonger tête dans les maux, les mots, de ce jeune homme aux sentiments désastreux, au conflit éternel, antique, religieux qu’impose l’amour, cruel, dévastateur. C’est la beauté même.

Il y a Jane Eyre de Charlotte Brontë, non pour la romance entre deux êtres, pour ces deux êtres en prise avec leur démon, pour cette jeune femme indépendante dans un monde qui la confine au mariage, objectiser, répondant aux désirs d’un homme, son maître. Elle refuse, naturelle, spontanée, authentique.

 


J’ai l’impression de ne pas avoir écrit beaucoup pour certaines questions, j’avoue que je garde des introspections plus profondes pour en écrire des articles (la problématique de la PAL, Jane Eyre, Confession d’un enfant du siècle…). Toujours est-il que j’ai très envie de redécouvrir ce TAG sur d’autres blogs ! Vous êtes les bienvenu.e.s pour le reprendre !

6 Comments

  1. Ada

    août 18, 2018 at 2:53

    Moi aussi, j’aimerais bien avoir la place de faire tenir ma PAL sur une étagère, aha.

    Et pareil, j’ai essayé de constituer des PAL pour juin et juillet, un échec cuisant. Je vais lire certains livres que j’ai prévu, et qui m’amèneront à d’autres qui ne l’étaient pas. (et j’ai le même avis que toi pour le YA)

    Super TAG en tout cas, tes réponses étaient intéressantes 🙂

    1. celestialmusae

      août 19, 2018 at 4:22

      Ce fut mon plus beau cadeau d’anniversaire d’avoir quatre étagères pour moi ** ! Sinon je mettais tout dans des sacs avant 🙁
      Je faisais des minis PAL juste pour avoir un prétexte à toucher les livres en fait xD j’adore toucher le papier et avoir un contact physique avec. Je suis contente de voir que tu as le même avis que moi pour le YA, je n’en parle pas beaucoup de ce genre parce que je sais que mon opinion pourrait déranger pas mal de personnes. Quand je vois des conversations sur twitter j’ai l’impression que le YA c’est sacré pour certaines personnes qui n’hésitent pas à mordre les autres qui critiquent justifiant leur façon de penser.
      Je suis bien contente que cet article t’ai plus !

  2. Pauline

    août 19, 2018 at 8:43

    J’adore ton approche à ta PÀL ! Je me demandais parfois pourquoi certain·e·s avaient une si grosse pile de livres si ça les stressait, je comprends bien mieux avec ton ressenti et je visualise tout à fait en quoi ça peut être réconfortant. Bon, je n’ai ni les sous ni la place pour me permettre d’avoir autant de livres en attente mais je trouve ça très positif et peut-être qu’un jour, je ferai comme toi !

    Il faut que j’aille voir Mary Shelley. J’ai juste un peu peur que ça fasse très « production BBC », dans le sens où c’est des films que j’aime beaucoup voir mais qui sont quelques fois très classiques, surtout dans le cadre des biopics qui restent plutôt consensuels. Je me tâte à le voir au ciné ou à attendre sa sortie DVD, tu me conseillerais quoi ?

    Le Choix de Sophie je l’ai lu au lycée mais j’en garde très peu de souvenirs. Il m’avait touchée en tout cas.

    Et tu devrais abandonner l’Art de la Joie, c’est dommage que ça passe en lecture obligatoire !!! Ne te sens surtout pas fautive de ne pas accrocher en plus, surtout que la forme, ça peut être quelque chose de complètement rébarbatif (j’ai détesté Amour de Léonor de Récondo à cause d’un style d’écriture qui m’a agacée, même si le message et les valeurs véhiculées par le roman étaient les miennes, donc !). J’avais adoré L’Art de la Joie parce que ça a fait écho en moi, que je me suis profondément identifiée à Modesta et que c’est arrivé dans ma vie pile au moment où j’avais besoin de lire ce livre et ces messages. Le style m’avait touchée, aussi, mais je comprends complètement qu’il laisse de glace. Donc vraiment, ne te force pas à le finir !
    Ce qui me fait penser qu’il y a quelques années je n’arrivais pas à abandonner un roman, je voyais ça comme un manque de respect à l’artiste… et maintenant je crois que je vois la chose en inverse, j’ai l’impression de ne pas respecter l’œuvre de l’écrivain·e si je le lis automatiquement et avec ennui. Je préfère encore lire un roman en le détestant qu’en étant ennuyée !
    (C’est d’ailleurs pour ça que j’ai mis en pause Et quelquefois j’ai comme une grande idée, je trouve le texte superbe mais arrivé à 500 pages je me rends compte que je n’arrive plus à me concentrer dessus. Je préfère le ressortir quand ça sera le moment)

    Ada ou l’Ardeur j’avais très envie de le découvrir mais je suis refroidie d’un coup, là… Le Nom de la Rose, on en a déjà parlé mais j’ai beaucoup aimé ce livre, mais je n’ai aucun scrupules à zapper les passages qui me saoulent (je fais pareil avec Hugo, pourtant je l’adore). Après, c’est des sujets philosophiques qui m’intéressaient beaucoup… et ma mère est guide touristique, donc on a été baignés dans l’Histoire, peut-être aussi que ça m’a aider à comprendre certaines références ! Mystère. En tout cas, je comprends complètement que tu n’aies pas aimé.

    Bon et décidément, nous n’avons pas les mêmes goûts, j’ai beaucoup aimé Claudine à l’école :p
    Peut-être aussi est-ce une réaction à ma frustration de n’avoir eu aucun personnage bisexuel ou juste lesbien auquel m’identifier dans ma jeunesse (mis à part, éventuellement, dans certains mangas). Quand j’ai commencé à découvrir ce pan de la littérature j’avais déjà 18 ans et j’ai dû aimer tout ça à la mesure où j’avais besoin de le lire !
    Par contre le film Colette me laisse un poil perplexe sur le choix de Keira Knightley. Elle ne ressemble absolument pas à l’autrice et ça me perturbe un peu (bon, c’est toujours moins choquant que Gérard Depardieu pour Alexandre Dumas, on pourra jamais faire pire :D)

    J’avais bien aimé Ruby. Il m’a rappelé beaucoup Beloved de Toni Morisson, peut-être que le roman te plaira aussi si tu ne l’as pas encore lu !

    Chouette article en tout cas, tes réponses sont très intéressantes 🙂

    1. celestialmusae

      août 19, 2018 at 4:38

      J’essaie vraiment de décomplexer sur ce sujet car à chaque fois, j’ai l’impression qu’on parle de la Pal comme un phénomène négatif et culpabilisant alors qu’il n’y a pas de quoi, vraiment ! Imagine, bientôt on n’aura plus du tout de livre parce que plus assez de papier, plus de ressource, que fait-on ? Bon c’est assez extrême mais j’aime à penser qu’il me reste chez moi des centaines de livres prêts à m’ouvrir encore à la découverte.

      Ca ne l’est pas du tout ! Bien sûr c’est assez lisse parce que c’est un film qui répond à une commande, mais il m’a clairement donné envie de lire le livre, je pense que je vais commencer ce soir. Elle Fanning brille par sa présence, elle trouve le juste équilibre pour incarner cette femme assez mystérieuse mais qui avait des choses à dire. Et j’aime énormément l’interprétation de Frankenstein, c’est très mystique, très contemplatif, et il ouvre à la réflexion. Le voir au cinéma pour les belles images, mais dans le doute, attendre si tu penses que ça ne te plaira pas. C’est un bon film sans pour autant transcender les émotions.

      J’ai beaucoup réfléchi à ce que tu as dis sur l’abandon d’un livre. Et je comprends ce que tu veux dire, je suis d’accord avec toi. C’est assez comique parce qu’avant je pensais l’inverse de toi : le fait d’abandonner c’était un manque de respect vis-à-vis de l’auteur. Maintenant j’apprends et je considère qu’un livre édité n’est plus que la création de l’auteur et que ça appartient au lecteur de dire stop. L’art de la joie me fait penser à une pièce de théâtre, c’est magnifiquement bien écrit, mais je crois que j’attendais beaucoup plus de récit que de dialogue et ce point me dérange énormément, je ne sais pourquoi. Je pense que je vais le terminer mais très très lentement.

      Il y a mon libraire qui est passionné par Quelques fois j’ai une grande idée… Il faut que je le lise celui là mais je crois que ce n’est pas le moment. Je l’achèterai quand même parce que hein, l’édition Toussaint Louverture est tout ce qu’il y a de plus beau.

      Ah oui ! Elle a pu t’ouvrir à ce genre de livre ! Le nom de la rose il m’a été conseillé par de nombreux profs que j’avais à la fac, mais ça n’a pas marché. J’ai fais mon tri et j’ai donné presque la moitié de mes livres, étrangement je n’ai pas jeté celui-ci. Donc je pense le relire mais doucement, d’où l’intérêt de lire plusieurs livres en même temps xD.

      Mais si on a les mêmes gouts ! On a déjà le même esprit féministe, c’est un point essentiel 😉 Claudine à L’école je sais que l’aimerai mais dans le bon moment, là c’était clairement pas le bon moment. Pourtant j’ai fais étudier le premier passage à mon élève de troisième et j’ai redécouvert toute la poésie de ses descriptions, grâce à elle j’ai pu expliquer que le propre d’un écrivain c’était d’employer ses mots à lui qui le rendait singulier. La magie de la littérature !

      C’est vrai que Colette ne ressemblait pas du tout à Keira Knightley, faut s’y faire à cette industrie capitaliste qui embellie dès qu’elle le peut.

      J’ai Un don de Toni Morrison. J’avais énormément aimé le style et son obscurité bien que, paradoxalement celui-ci m’ait dérangé aussi.

      Et j’ai adoré répondre à ton commentaire !

  3. L'ourse bibliophile

    août 23, 2018 at 2:12

    Pour ma PAL, elle s’étale actuellement sur des étagères et dans quatre cartons. Entre nous, c’est une histoire amour-haine. Tantôt je l’adore et la chéris tandis qu’elle me réconforte ; tantôt, elle me sort par les yeux et m’angoisse tandis que je la délaisse. (Présentement, je suis dans la seconde option.)

    Pour L’art de la joie, Pauline m’a donné très envie de découvrir ce livre et ta déception ne parviendra pas à m’en ôter l’envie !

    La maison dans laquelle m’attend dans ma PAL, je suis impatiente de me plonger dans les pages de ce sublime objet. Je n’ai d’ailleurs pas encore lu ta critique pour m’y plonger innocemment.

    En tout cas, tes réponses sont – sans surprise, désolée – réellement intéressantes et inspirantes !

  4. Lison

    août 24, 2018 at 10:55

    Je suis souvent frustrée par ma « PAL ». Asymétrie entre le rythme auquel je l’alimente et le rythme auquel je lis. Un décalage s’installe alors. Je note un livre que j’aimerais lire, mais une fois que je parviens à me le procurer ou que je trouve le temps pour le commencer, ça m’arrive parfois de ne plus être dans le mood pour le lire. Frustrant… Sinon, je comprends ce malaise à l’idée d’abandonner un livre. Ce qui me gêne le plus quand j’y suis confrontée, c’est ce sentiment de non-accomplissement, de ne pas être allée au bout des choses. Mais je crois qu’il faut cesser de se culpabiliser : un abandon d’une lecture n’est pas définitif, souvent, ce n’est juste pas le bon moment, et compte tenu du nombre de livres à lire, inutile de se forcer pour en lire un sans convictions.
    Des bisous!

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.