En vrac, ce que je désire pour cette année nouvellement arrivée. En forme de liste ou de dissertation ? Je me perds encore une fois, libère mon inconscient, rédige de manière automatique. Je n’ai ni envie de donner des titres ni de donner du sens, j’aimerai simplement me plonger à corps et à cœur perdu dans ces projets qui m’effraient et me tentent, me passionnent et me figent. Pourtant, mon rêve de me faire publier, de peindre et de m’exprimer me serre encore le ventre, je me souviens que dès l’âge de 12 ans je me songeais artiste renommée. Maintenant j’ai analysé et je préfère cultiver mes activités créatives sans l’objectif d’être plus tard, connu. Une prise de position méditée en 2018.

Cette année j’expérimente. L’esthétique de mon style, une forme presque dessinée sur la page vierge, s’amuser avec les mots, la grammaire, produire sans penser, juste écrire. Sans pression. Tu as vu, je n’ai pas fais d’introduction. Parce que j’ai décidé de faire ce qui me plaît, de casser certaines règles quand le sens convient, quand l’effet que je veux produire nécessite un chaos ordonné. Comme cet article qui n’est pas article, qui est texte labyrinthique, qui est moche avec ses répétitions et ses maladresses. Je le fais exprès, de perdre le lecteur comme je me perds dans les dédales de mes pensées, de ces souhaits que je refoule. La petite fille que j’étais te le dira certainement, d’ailleurs, je suis en train de lui écrire une lettre, qui atterrira prochainement sur le blog-carnet. Alors j’écris, parce que c’est cela ma raison de vivre, qui m’aide à me placer dans le monde. En 2019 j’aimerai pouvoir terminer une nouvelle et un roman, dessiner des poèmes et les mêler à des images de corps, de postures émotives.

Reprendre le dessin. Ne plus avoir peur. Réfléchir en pratiquant et non plus en m’effondrant dans mon lit qui me sert de canapé, le dos scotché à mon oreiller. Que je me sens sale ! Si grosse aussi ! Ah oui ! Ecrire sur le corps, sur mon corps, sur cette matière, ce temple ou pantin articulé, prenez le mot qui vous convient le mieux. Dessiner des nus, en aquarelle, à l’encre de chine, à l’huile et en acrylique. Me permette de me libérer des entraves, celles que je m’impose et que je combats en même temps, en contradiction avec mes valeurs. Mais quelles sont mes valeurs, mon caractère, ma personnalité ? Celle de créer artistiquement pour partager une vision du monde autre que celle des médias et des biens pensants. Peindre alors, peindre le corps, travailler sur le corps. Faire du sport. De cette activité, j’ai du mal. Pourtant, je m’organise dans mon bullet journal et quatre fois par jours il y a écrit « piscine », pourtant, je n’y vais pas. Je n’ai pas le courage ni la motivation. Je me cherche des excuses : la salle de sport de ma ville va ouvrir prochainement, je peux bien attendre encore un peu. Je dois réviser mon CAPES ! Ficher mes connaissances, les relire, m’entraîner ! Alors j’attends, tout comme les exercices qui se morfondent au fin fond d’une envie bien vite balayée par la peur d’échouer.

Je le veux mon concours. C’est un de mes souhaits les plus chers. J’aime à transmettre ma passion sur la littérature, inciter mes proches et les enfants dont je m’occupe, à lire, à écrire, à imaginer. Je suis simple animatrice et je me forge une expérience sur la gestion de groupe, sur le travail d’équipe, c’est de dépasser soi même, pour progresser et transcender les angoisses. J’ai lu que la peur était le fait de trop de connexion neuronales, dans l’amygdale, enfin, des scientifiques ont réussi à mettre des explications sur ce que c’était que ce sentiment qui hante et détruit, qui bloque et paralyse. Je relativise, mes moments de doute ne durent plus longtemps, j’essaie d’en faire quelque chose comme les peindre ou les écrire, les transfigurer en métaphore ou symbole afin de m’en défaire et les comprendre. Une nouvelle année est toujours synonyme d’appréhension. Que va-t-il se passer ? Serai-je toujours en sécurité ou bien m’arrivera-t-il un drame ?

Les cinq souhaits que je tenterai de réaliser jusqu’au 31 décembre se résument à une quête de sens, à l’approfondissement de mes idéaux. Devenir professeur en réussissant mon CAPES, concours que je passe pour dépasser mes blocages, pour remplir la cruche d’une confiance qui me fait défaut. Déménager dans une nouvelle ville, avoir un appartement plus grand, de nouvelles étagères. M’offrir un voyage, à Prague, à Vienne, à Amsterdam ou Copenhague, enfin voyager. Me faire photographe, dessinatrice, présenter des productions moi qui n’aime guère montrer aux autres mes trucs qui me semblent si intimes. Enfin, continuer mes progrès, les renforcer : écrire tous les jours, reprendre le dessin et le sport, élaborer des textes politiques, engagés. Lire aussi, énormément, découvrir des autrices que je ne connais pas encore, me construire une éducation féministe avec le maximum d’arguments puisés dans les essais et romans et tous genres littéraires. Réfléchir à ma condition de femme qui surpasse celle de l’homme, qui lui est égale mais s’appelle femme plutôt qu’homme. Parvenir à me calmer lors de certaines discussions familiales. Ne jamais se transformer en robot et ressentir toujours fortement les émotions et les sensations qui paraissent, aux yeux des autres, des aberrations. Utiliser mon empathie pour comprendre et donner douceur aux enfants car ils sont l’avenir de notre nation. Ne pas désespérer de notre situation actuelle, ne pas s’engorge dans la haine pour ces entités politiques, avoir pitié d’eux plutôt. Car, tant qu’il existera des hommes, il existera de l’injustice mais tant qu’il y aura des hommes il y aura toujours de la révolte pour changer le système.

3 thoughts on “Ce que je me souhaite pour 2019”

  1. Super article ! Je trouve que t’es partie dans la bonne direction pour l’esprit à avoir pour réaliser ce que tu as besoin de faire. Perso, c’est un peu plus compliqué, je sens que mes valeurs me coincent, mais sans elles, je me sens mal, alors ce sera compliqué, j’en ai bien peur. En tout cas, t’as l’air de savoir t’y prendre, d’avoir un peu plus de mesure tout en assumant plus ce que tu es, c’est génial !

  2. Je te souhaite une belle année emplie de découvertes, autant qu’intérieures qu’extérieures. Pour le sport, inscris-toi peut-être dans un cours? Pour ma part, je suis plus assidue dans un contexte de groupe, les jours où je n’ai pas envie de bouger, je me motive a y aller pour améliorer une technique ou simplement être avec les autres. Et ça fait tellement du bien après! Esprit sain, corps sain. Amuse-toi bien.

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