Le roi des Aulnes

Les heures s’écoulent lentement à l’extérieur ; elles tremblent, s’inquiètent, appréhendent, se projettent vers des avenirs meilleurs encore flous, peut-être impossibles, lointain. Alors je succombe dans la vase de mes peurs, me noie dans un lac de tourbe, de boue, de vermine, recueille un cadavre mangé par les bestiaux spongieux, aqueux, aux couleurs enténébrées, répugnantes.

Une Maison de poupée

Je ne lis que très rarement des pièces de théâtre, sûrement car je ne me confonds pas directement avec le personnage, qu’une pièce de théâtre doit être vue, ressentie tactilement ou, du moins, se vivre par le jeu des acteurs et de la catharsis. J’avais acheté cet exemplaire d’Une maison de poupée car j’avais partagé…

La petite Fadette

Il y a de ces livres qui vous font rebondir le cœur, qui vous envoutent, vous enchaînent par leur charme ; il y a de ces ouvrages que l’on ne lâche pas jusqu’à dévorer la dernière page, de ceux qui vous seront un baume au myocarde, une fameuse rencontre. Ils peuvent sembler plats au premier abord, ou, au contraire, très intenses dès la première phrase ; et la fin ! On respire après le dernier mot, on analyse en dedans de soi, pour contempler les aspects physiques que ce bout de papier nous a procuré allégrement. Lire La Petite Fadette est une de ces œuvres-là, qui chatoie par sa simplicité, sa dévotion d’un monde meilleur, ses bons sentiments. Elle a voulu écrire de la beauté, de la quiétée dans un monde en révolution (industrielle, moderne), elle a souhaité supprimer la violence de la réalité, protéger ses paysans, faire voir les couleurs vives, magnifiques de sa région.